Le fragment prélevé est là au départ, il appelle à redéfinir ce qu'il y avait à l'origine , à réécrire l'histoire, à la réinventer, à appeler l'immémorial. Prélevés dans une réalité sociale, matérielle, iconique ces bris tuent le réel et ne le représentent plus. Mon discours ne peut s'introduire qu'en dehors. Le bruit vient du dehors. Le monde ne s'absente pas pour autant, l'image le reconstitue en dehors d'elle même, dans le regard et la conscience du spectateur. La force, le sens ne vient pas de l'image, donc, mais de l'espace qu'elle libère. La préoccupation scénographique relève de la mixité des moyens utilisés: paysage sonore, photographie, travail d'écriture, voix, dessins au fusain ( outils primitifs qui cherchent son support hors cadre), vidéos, volume ...un amalgame de fragments qui en voulant occuper l'espace physique ( comme un amoncellement de choses disparues, déconstruites) libère un espace symbolique.

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